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Les fondateurs de Lynxter

Découvrez dans notre interview ce que nos 3 co-fondateurs ont appris en étant de jeunes entrepreneurs dans l’industrie 4.0 et la fabrication additive.

INTERVIEW

 

MONTER SON ENTREPRISE

Transformer sa passion en business, réunir des talents qui nous ressemblent, gérer pour la première fois une trésorerie et faire évoluer une entreprise en étant 3 associés avec différentes personnalités, voici quelques ambitions auxquelles Karim Sinno, Thomas Batigne et Julien Duhalde ont du répondre pour monter la société Lynxter.

QUI ÊTES-VOUS ?

TB : Bonjour, je m’appelle Thomas Batigne, je suis le président et cofondateur de la société Lynxter. J’ai 27 ans.
JD : Julien Duhalde J’ai 30 ans, depuis pas longtemps, je suis l’un des trois cofondateurs de Lynxter.
KS : Karim Sinno, je suis co-fondateur et directeur général de Lynxter. J’ai 29 ans, bientôt 30 ans.

LYNXTER EN 3 MOTS ?

TB : Énergie, innovation et performance.
KS : Les copains, l’audace et la folie.
JD : Les copains, l’ambition et la performance.

Pourquoi créer une entreprise ?

TB : Je pense que lorsque Karim, Julien et moi avons créé l’entreprise, c’était un peu un rejet du système dans lequel nous appartenions. Nous avions envie de nous sentir bien. On s’est rendu compte que lorsqu’on était passionnés par un projet, on pouvait y passer des heures et des heures… On ne comptait pas les heures dans la semaine, et on se challengeait.
KS : Nous voulions être indépendants. Nous ne voulions pas rendre compte de notre travail à des supérieurs, nous voulions être autonomes dans la prise de décision.

2 RECOMMANDATIONS AUX JEUNES ENTREPRENEURS ?

KS : Ce que je dis à beaucoup d’entrepreneurs, c’est de poser les choses, de ne pas prendre la tangente et de rester concentré sur leur marché et sur les besoins que les clients partagent avec eux.
TB : Le seul conseil à donner, c’est « le product market fit ». À mon avis, c’est le plus important. Disons que tout le reste en découle. Ce n’est pas facile si le produit ne correspond pas à un marché, parce que ce n’est pas le bon moment, pas la bonne proposition de valeur. Enfin, vous pouvez tout mettre en place, tout un tas de systèmes de financement, d’organisation, d’optimisation. Et ce sera finalement inutile à long terme. En revanche, si vous avez un produit qui correspond au marché, le reste se déploiera tout seul.
JD : Y aller à fond pour ne rien regretter au cas où cela ne marcherait pas. Si vous y allez à fond, vous ne regretterez jamais de ne pas avoir tout donner.

PARLONS DES OBSTACLES ET DES DIFFICULTÉS

KS : La gestion de la trésorerie a été compliquée à gérer car elle peut être très anxiogène. Finalement, avec l’expérience, on apprend à relativiser les choses. On a réussi à trouver des solutions en amont et surtout, on a réussi, grâce à certaines personnes de l’entreprise , à garder une bonne vue d’ensemble, à se projeter et à anticiper ce type de problème. Parce que quand ça arrive, c’est vrai que ça peut être un peu stressant.
JD : La collaboration et les partenaires, surtout quand on a des points de vue différents et des opinions qui sont différentes. Mais c’est aussi ce qui nous conduit à de grandes idées qui se développent dans de nouvelles directions et qui nous permettent de tirer le meilleur de chacun pour Lynxter.
TB : Embarquer. C’est-à-dire être clair lorsque nous énonçons notre proposition de valeur. Et cela n’a pas été facile. Nous avons tous les trois une formation en ingénierie mécanique, en ingénierie industriel. Nous avons donc un vocabulaire assez technique. Il faut simplifier, il faut expliquer à tout le monde ce qu’on veut faire. Et c’est à partir du moment où on arrive à se faire comprendre c’est à partir du moment où on arrive à exprimer notre proposition de valeur en termes simples qu’on peut l’ajuster et avoir des retours constructifs dessus. Et ensuite d’arriver à ce fameux « product market fit » qui est très important.

Qu’est-ce qui vous rend fier aujourd’hui ?

JD : D’être là aujourd’hui avec une équipe de près de 25 personnes. J’ai l’impression que tout le monde vient et travaille avec le sourire. Tout le monde est heureux de travailler.
TB : Nous pouvons être fiers de la cohésion que nous avons en interne. Avec d’autres entrepreneurs, nous discutons parfois des relations que vous pouvez avoir avec différents employés et partenaires de collaboration lorsque votre entreprise grandit. Nous avons appris que, bien que nous soyons une entreprise d’environ 25 personnes, nous parvenons à rester proches dans notre équipe.
KS : lorsque nous avons commencé à vraiment nous développer et à signer des contrats importants… Il y avait un sentiment de fierté. On se dit « OK, là, en fait, on a passé un cap ».

POURQUOI l’IMPRESSION 3D ?

TB : L’impression 3D a toujours été un rêve pour les utilisateurs, les ingénieurs. Cette technologie est un peu magique. On peut observer les pièces apparaître dans la machine. Le regard sur l’impression 3D a évolué. Les besoins ont mûri, la compréhension des matériaux, des problématiques de fabrication sont plus claires. Et donc ces types de procédés sont adaptés à de nombreuses applications qui peuvent être très intéressantes, et très avancées en termes de performance comme dans le domaine médical ou dans le domaine aéronautique mais aussi pour toutes sortes d’applications qui facilitent le quotidien de tout un chacun, dans l’atelier, pour des outillages spécifiques sur mesure et pour des maintenances en cas de problèmes d’approvisionnement, par exemple.
KS : Il y a un élément qui me fascine, c’est le processus de fabrication, les matériaux et leur utilisation. Et je trouve que la fabrication additive, l’impression 3D apporte une nouvelle façon de fabriquer des pièces, que ce soit pour une petite production personnalisée ou une fabrication d’urgence et cela apporte beaucoup d’agilité.

VOS PASSIONS ?

KS : Toute activité qui va être proche de la mer et de l’océan. Donc la pêche, que ce soit du bord, en bateau, ou en kayak, que ce soit en France ou à l’étranger, dans un pays exotique. La chasse sous-marine, le surf.
JD : Les nouvelles technologies, tout ce qui est technique, tout ce qui me permet de bricoler.
TB : Je suis un passionné de bricolage, vraiment. Et nous trois, nous sommes tous des makers, c’est aussi pour ça que nous sommes connectés. Je fais des choses, je construis des choses, je conçois des systèmes, enfin, je construis juste des choses.